Les parents l'y auront préparé, en le conduisant à des journées « portes ouvertes » par exemple. Désormais apte à apprendre à lire, à écrire et à compter, il va consolider et développer ses acquis d'année en année.

Même si les années d'école maternelle l'y ont préparé, l'arrivée en cours pré­paratoire, qui ouvre l'école élémen­taire, est une rentrée chargée d'émo­tion pour votre enfant. Là encore, une préparation psychologique est néces­saire. Des journées «portes ouvertes» sont souvent organisées à l'occasion d'expositions ou de fêtes. Ne manquez pas d'y aller avec lui. Nombreuses sont les classes du primaire qui invitent les «grands» de l'école enfantine ou de la maternelle à un goûter; c'est l'occasion d'échanger des impressions, de décou­vrir les lieux et les personnes.

Les orientations du travail scolaire

Après son passage à la petite école, où il a été sensibilisé aux apprentissages de base, l'enfant va pouvoir faire son entrée à l'école primaire. Contraire­ment à l'école enfantine ou à la mater­nelle, la grande école est réglementée par un programme, dont les maîtres doivent tenir compte dans l'organisa­tion de leur enseignement.

  • L'organisation du temps

Après la souplesse de l'école enfantine ou de la maternelle, la « grande école » marque souvent une rupture. Les pre­miers jours nécessitent une adaptation dont les maîtres sont conscients. Ils permettent aux petits élèves de bouger, dans la classe et en dehors, en alter­nant moments de détente et de concentration, en proposant des exer­cices de motricité.

En règle générale, la journée est com­posée de deux grandes périodes de trois heures séparées par deux heures autour du repas. L'exactitude est de ri­gueur. Une récréation de quinze mi­nutes rythme chaque demi-journée. N'oubliez pas de glisser un «en-cas» dans le sac de votre enfant pour les pe­tits creux.

  • Les grands enseignements

Année après année, de cycle en cycle, l'enfant approfondit et élargit ses connaissances, au rythme qui est le sien. Le maître entreprend avec ses élèves, de façon progressive et selon une pédagogie adaptée, une approche des grands domaines du savoir.

  1. La langue. Acquérir la maîtrise de la langue orale et écrite est indispensable pour la suite de la scolarité. Les deux premières années y sont consacrées, car cette compétence détermine pour une large part la réussite dans les autres matières ; il est rare de constater qu'un élève bon en français échoue complètement en mathématiques (pour résoudre un problème, il faut pouvoir en comprendre l'énoncé). C'est surtout dans la pratique de la langue écrite que se manifestent les difficultés (ortho­graphe, composition française). Par ailleurs, poésies et comptines apprises par cœur favorisent le développement de la mémoire.
  2. Les mathématiques, les sciences et les techniques. L'objectif est de faire acquérir à l'enfant des méthodes propres à la démarche scientifique par l'observation, l'analyse, l'expérimen­tation et la représentation. L'école élémentaire s'attache donc à favoriser l'acquisition d'outils mathématiques : mesures, géométrie, techniques opéra­toires, etc. L'élève est amené à déve­lopper sa capacité de raisonnement et d'abstraction, il apprend à démontrer, à justifier. Le calcul écrit et le calcul mental figurent naturellement en bonne place au programme : l'enfant étudie les nombres, puis les opérations de base (addition, soustraction, multi­plication, division) qui lui permettront de résoudre des problèmes. Sont éga­lement abordées la technologie et l'in­formatique, ainsi que la biologie et les sciences physiques, à travers des expli­cations susceptibles d'être accessibles à l'enfant.
  3. 3.      L'histoire, la géographie, l'éduca­tion civique. Des événements comme les élections, des phénomènes comme celui des marées, etc., resteraient obs­curs sans l'étude de ces disciplines.
  4. 4.      L'éducation artistique. Cours de dessin ou de peinture, écoute musicale contribuent à éveiller l'esprit et la créa­tivité de l'enfant et à lui faire connaître son patrimoine culturel.
  5. 5.      L'éducation physique. L'équilibre de l'enfant serait défaillant sans un travail qui concerne aussi son corps, d'où l'in­térêt de la pratique d'un sport, indivi­duel ou collectif, propre à lui donner le sens de l'effort.
  • Le passage d'une classe à l'autre

La facilité à acquérir des connaissances diffère d'un enfant à l'autre. Le maître procède régulièrement à l'évaluation des acquisitions de ses élèves. L'enfant qui a du mal à suivre peut tout de même passer dans la classe suivante, car le redoublement en primaire ne se fait plus sans l'accord des parents : l'enfant s'attachera à combler ses la­cunes avec l'aide du maître au cours de l'année. Tout enfant qui montre les compétences requises, reconnues par le conseil des maîtres, peut éventuelle­ment «sauter» une classe. S'il fait plai­sir aux parents, le passage anticipé dans la classe supérieure ne garantit pas une scolarité sans peine pour l'en­fant; au contraire, les statistiques mon­trent que la majorité de ces enfants re­double ultérieurement au moins une fois, faute de maturité.

  • Les pédagogies et les structures alternatives

A côté des écoles publiques, dont l'ac­cès est gratuit, il existe des écoles pri­vées, payantes, confessionnelles ou non, dirigées par des associations, des particuliers ou des communautés reli­gieuses. Toutes entretiennent désor­mais un rapport plus ou moins proche avec l'État, selon leur statut. Dans cer­tains cas, l'école est propriétaire de ses locaux; dans d'autres, l'école appar­tient à l'Etat, mais dans les deux cas, le corps enseignant est rémunéré par l'État. D'autres écoles encore, qui sont «hors contrat», rémunèrent le corps enseignant et déterminent elles-mêmes les programmes et les méthodes d'en­seignement, l'État n'exerçant qu'un droit de regard sur les qualités du di­recteur, la conformité des locaux et le respect de l'ordre public.

Par ailleurs, depuis plus d'un demi-siècle, apparaissent des pédagogies nouvelles, dont certaines écoles pri­vées, souvent bilingues, se font l'écho. D'une façon générale, elles recher­chent d'autres modèles de relations entre l'enseignant et l'élève. Quelle que soit la méthode adoptée (Freinet, Montessori, Steiner, etc.), les principes de base sont les mêmes : l'acquisition des connaissances repose sur l'extraor­dinaire soif naturelle de savoir de l'en­fant. Dans le respect de sa personna­lité, ces pédagogies qui se veulent « actives » laissent une large part à l'ex­pression libre, à l'initiative personnelle et au dialogue.

 

Les autres temps de l'école

Aujourd'hui, dans un grand nombre de cas, les deux parents travaillent. Le re­pas de midi, le jour de congé hebdo­madaire et les vacances scolaires des enfants seraient un casse-tête perma­nent s'il n'existait des relais pour les prendre en charge. Loin d'être de sim­ples garderies, ces structures se veulent un espace d'animation dynamique qui s'attache à équilibrer les activités d'éveil et les nécessaires moments de liberté, sous la houlette d'animateurs spécialisés, et le plus souvent à des prix à la portée de tous.

  • La cantine

Un service payant de restauration est organisé dans les écoles et les garde­ries, dès l'école enfantine ou la mater­nelle. La composition des repas est étudiée en fonction de critères qui ga­rantissent un bon équilibre diététique à l'enfant, tout en éduquant son goût. Il n'est pas rare qu'un enfant difficile à table ou' de petit appétit mange plus volontiers au contact de ses camarades. Renseignez-vous sur les menus (ils sont en général affichés) pour équilibrer en conséquence les repas du soir de votre enfant. La cantine est aussi un lieu d'échanges stimulants. Elle favorise l'autonomie de l'enfant, lui apprend à accepter l'équité du partage et le res­pect du travail du personnel de service.

  • Les classes de découverte

Pendant sa scolarité primaire, votre en­fant aura peut-être la chance de partici­per à une classe de découverte : il par­tira avec son maître et sa classe, pour un séjour de quelques jours ou même quelques semaines à la mer, à la mon­tagne ou à la campagne, dans des structures d'accueil adaptées à la trans­plantation des classes en pleine nature.

Il ne s'agit pas de vacances, les jour­nées bien remplies se répartissent entre la poursuite du programme, l'étude de l'environnement et les activités spor­tives. Expérience formatrice à tous égards, la classe de découverte socia­lise les enfants en leur apprenant à vivre en communauté sans le recours des parents. Leur autonomie s'y déve­loppe, amenant les plus timides à s'ex­térioriser. Il arrive que certains mon­trent des qualités peu remarquées dans le cadre scolaire habituel.

L'objectif pédagogique consiste à mettre à profit le nouveau milieu pour nourrir l'enseignement de la classe : étude de la flore et de la faune locales (naturelle ou à la ferme), de l'économie de la région, par l'observation et les re­marques des enfants. Les classes ainsi transplantées élargissent sans cesse leur horizon et quantité de découvertes différentes sont possibles : classe patri­moine (découverte des sites archéolo­giques et architecturaux), classe mu­sique, classe péniche, classe lecture et même classe à l'étranger.

 

  • Pendant les congés scolaires

Des programmes de jeux et des activi­tés diverses, manuelles, culturelles et sportives en plein air pourvoient aux loisirs des enfants qui ne partent pas en vacances. L'encadrement est assuré par des animateurs spécialisés.

Le centre de loisirs. Il fonctionne pour les petites vacances et le jour de congé hebdomadaire dans les locaux scolaires ou en dehors. Les activités proposées sont variées : musique, his­toire, vidéo, peinture, poterie, etc. Des sorties sont organisées, qui permettent autant aux enfants de se distraire que de se cultiver : jardin zoologique, bois, château, etc.

Le centre aéré. Il prend le relais du centre de loisirs pour les grandes va­cances. Des autocars emmènent les en­fants pour la journée depuis leur école ou les locaux du centre jusqu'à de grands parcs ou d'autres sites propices où, encadrés par des animateurs, ils peuvent se livrer aux activités qui les intéressent : ateliers, jeux de plein air, pique-niques, visites de musée.