En rivalité directe

En effet, jusqu'alors le frère ou la sœur était un " bébé " qui dormait, qui avait une vie un peu à part... Presque du jour au lendemain le voilà qui s'installe dans l'univers des grands comme lui. Selon l'âge de l'aîné, la jalousie aura un fondement différent. L'enfant de moins de 6 ans a encore besoin d'une grande individualisation, donc de toute l'attention de sa mère et de la sécurité qu'elle lui apporte.

L'enfant de plus de 6 ans, lui, a surtout besoin d'indépendance et de place. Dans tous les cas, le nouveau venu est encombrant, d'autant qu'il semble souvent avoir plus de droits que l'aîné parce que. lui dit-on : « Il ne comprend pas ! » On le dit beau aussi, on le câline, on va le voir dès qu'il pleure... C'est beaucoup de choses à supporter pour un enfant.

Une agressivité normale

Cela engendre naturellement l'agressivité: paroles violentes (ô combien!) accompagnées de menaces, pincements, griffures, etc. N'y attachez pas trop d'importance, ce sont avant tout des paroles qui lui permettent d'exprimer ouvertement ce qu'il a sur le cœur. Toutes ces « choses horribles » qu'il dit ne l'empêchent pas d'aimer son cadet. Au contraire, surveillez un enfant qui ne dit rien, qui se met à l'écart plus observateur qu'acteur, et surtout qui n'a aucun geste affectif vis-à-vis du bébé.

Cette violence verbale s'accompagne souvent d'une régression : l'aîné suce son pouce de plus en plus souvent, réclame aussi un biberon, n'est plus propre. Tout cela est du domaine du normal, un enfant est incapable d'avoir des sentiments nuancés, ce sont les passions qui l'animent. Il n'imagine pas un instant que ses parents puissent partager leur amour. S'ils aiment un autre enfant, c'est qu'ils ne l'aiment plus.

La bonne réaction

Offrez lui tout d'abord un Doudou âne Monkey Donkey 33cm Babysun avec lequel il se consolera.

La réprimande n'est pas la solution. Bien au contraire, valorisation, attention toute particulière peuvent l'aider à retrouver son calme. Il sera, par exemple, flatté d'avoir sa chambre à lui, avec ses jouets à lui, que le cadet ne pourra posséder. Il ne refusera jamais de participer aux soins du bébé, ou d'avoir des responsabilités valorisantes. Il aimera se conduire en « grand » et prendra d'autant plus facilement son cadet sous sa protection. Ce sera sans doute encore pour les parents le bon moment pour entreprendre avec l'aîné une activité spécifique que le plus petit ne viendra jamais perturber: musique, lecture, peinture, sortie, tout est possible pour rétablir une complicité que l'aîné avait cru oubliée lors de l'arrivée du bébé.

Montrez-lui que son statut de « grand » lui permet quantité d'activités qui sont impossibles à un bébé dans son berceau. Cherchez à cultiver les différences plutôt que d'essayer de constituer une grande famille d'enfants sur le même modèle. La famille doit permettre et favoriser l'épanouissement de toutes les personnalités pour l'enrichissement de tous.