■ Un acteur toujours important Pour les mamans qui préfèrent s'adresser à un pédiatre, leur choix se fait en fonction des compétences particulières qu'elles jugent nécessaires pour bien s'occuper d'un bébé. Seul le pédiatre avec sa spécialisation, sa pratique hospitalière, leur paraît le plus apte. Les autres, quant à elles, préfèrent souvent le généraliste par tradition familiale. Les enquêtes montrent que le suivi médical est plutôt assuré par le pédiatre.

 

■ Ainsi, les examens réalisés aux âges clés du développement (8 jours, 9 mois, 2 ans, 3-4. ans, etc.) font partie des actes fondamentaux de la pédiatrie de ville. En revanche, la pathologie aiguë ne représente que la moitié de son activité, qu'il partage largement avec le généraliste. Dans le domaine de la pathologie chronique, ce sont les pédiatres hospitaliers qui prennent plus volontiers en charge les enfants. Côté chiffres, le déséquilibre est flagrant: 3 600 pédiatres exercent une activité libérale à temps plein ou partiel, contre 100000 généralistes libéraux. Les facultés de médecine forment de moins en moins de pédiatres et ces derniers sont inquiets car ils constatent actuellement une augmentation des pathologies infantiles.

 

■ Le pédiatre, médecin de l'enfant, est-il le seul apte à le soigner et à suivre son développement ? Il est sans doute préférable, durant les tout premiers mois qui suivent la naissance, de consulter effectivement un spécialiste qui saura répondre à toutes vos interrogations telles que l'allaitement, la fréquence et le contenu des biberons ou encore les problèmes d'endormissement. En revanche, au bout de quelque temps, et pour tous les petits ennuis quotidiens (comme les multiples et inévitables rhinopharyngites, otites, etc.], un généraliste consulté régulièrement et faisant office de médecin de famille pourra prendre le relais. Il est aussi possible de faire suivre votre bébé dans un centre de protection maternelle et infantile (PMI), mais celui-ci ne prend en charge que la surveillance de l'enfant en bonne santé. Sachez également que certains pédiatres donnent volontiers des mini-consultations par téléphone.

 

■ Le pédiatre, le généraliste et pourquoi pas le psychiatre d'enfant! Je justifierai cette boutade en vous confiant un rêve, celui d'une spécialité médicale de l'enfant qui s'intéresserait à son développement et à ses troubles. Elle unirait la gynécologie, la pédiatrie, la psychiatrie de l'enfant, intégrerait les généralistes. Les clés du choix du médecin qui va s'occuper de votre enfant, c'est la qualité de sa formation, son goût pour l'étude du développement, sa capacité et son analyse à repérer les signes précoces de communication du bébé. Le bon médecin est celui que votre bébé intéresse, celui qui est passionné par vos observations et qui vous explique et vous aide à résoudre vos difficultés.

 

■ Le pédiatre et le généraliste ont des qualités et des avantages différents. Le généraliste connaît l'histoire de votre famille, il a la chance de repérer les caractères et les situations à répétition. Il intervient à domicile et voit donc les conditions de vie de l'enfant. Le pédiatre a une formation spécifique sur les maladies de l'enfant. Le médecin de PMI est à la fois pédiatre et généraliste, il a une spécialité qui le pousse à s'intéresser au développement de l'enfant, tout en prévoyant son intégration à la crèche, à la halte-garderie et plus tard à l'école.