Dans les unités de néonatologie, les parents sont souvent impressionnés par le nombre de machines et d'appareils en fonction. Ils pensent que la moindre sonnerie signale quelque chose de grave, ce qui, la plupart du temps, n'est pas le cas. De nombreux bébés sont reliés aux appareils qui contrôlent leur rythme cardiaque et leur oxygénation par un câble fin fixé souplement à leur pied. Si un bébé bouge ou donne un coup de pied, une alarme se déclenche pour signaler qu'il faut remettre le dispositif en place.

Des soins spécialisés

La majorité des bébés naît en bonne santé mais, si le moindre doute existe, ils sont placés entre les mains de spécialistes hautement qualifiés. Les interventions vont de la simple observation au maintien en vie intensif. L'équipe vous encouragera à participer aux soins et vous impliquera en vous expliquant le déroulement des opérations. Certains bébés présentent des difficultés respiratoires peu de temps après la naissance. Ils feront l'objet d'une observation et d'une stimulation pour une première tétée mais, si les difficultés persistent, on procédera à la recherche d'une infection éventuelle.

Le pédiatre demandera une radio de la poitrine, divers prélèvements, une ponction lombaire ainsi que des analyses de sang et d'urine et, éventuellement, un traitement antibiotique. D'autres bébés sont victimes de jaunisse sévère, ce qui nécessitera une photothérapie. D'autres encore ont une glycémie très faible, souffrent d'une malformation ou ont avalé du méconium pendant la naissance.

La durée du séjour en néonatologie dépend de la réaction du bébé aux traitements. Ces services sont souvent divisés en sections, selon le niveau de soins exigé par le petit patient. En progressant, celui-ci passe d'une section à l'autre, jusqu'au jour où il peut rentrer à la maison.

Accueillir la nouvelle

Les divers examens effectués au cours de la grossesse persuadent les parents que tout problème grave leur aurait été déjà mentionné. Ce n'est pas toujours le cas. Certaines affections ou handicaps, comme l'infirmité motrice cérébrale, ne sont totalement Identifiables qu'à la naissance.

Votre réaction première consistera peut-être à refuser la réalité et à invoquer une erreur. Mais vous pouvez aussi être saisie d'un sentiment de culpabilité : Qu'al-je fais de mal ? Ai-je mangé ou bu quelque chose qui a nui à mon bébé ? Malgré tout ce qui pourra être dit pour vous rassurer, cette impression ne vous quittera pas. N'hésitez pas à chercher de l'aide en contactant une association où vous pourrez discuter avec des personnes ayant vécu une expérience semblable. Ces groupes constituent parfois une source importante de réconfort.

Parfois, en dépit de tous les efforts fournis par l'équipe médicale, un bébé meurt. Faire face à cette tragédie est l'une des épreuves les plus difficiles qui soient. Il est important que les deux conjoints expriment leur chagrin et se soutiennent mutuellement au cours du processus de deuil. Si votre bébé vient à mourir, on vous encouragera quand même à passer du temps avec lui, à le câliner, à vous construire des souvenirs. Une assistance psychologique vous sera proposée, qui pourra vous aider à affronter la réalité.