Gardez toujours dans un coin de votre tête ces découvertes précieuses. Pour tel enfant, la même promesse fonctionnera à tous les coups : « Si tu coopères sur le champ, j'aurai plus de temps pour te lire des histoires. » Pour tel autre, ce sera : « Si tu coopères tout de suite, nous pourrons faire des gâteaux ensemble. » D'autres enfants auront besoin que l'on alterne les récompenses selon les situations. Le succès de cette méthode repose sur votre capacité de cerner les plus fortes envies de vos enfants, et de vous en servir pour les motiver.

S'ils raffolent par-dessus tout des histoires, sachez vous faire désirer sur ce terrain-là. Il ne s'agit pas de couper le robinet, bien entendu, mais simplement de ne jamais en raconter une de trop, afin qu'elles conservent leur caractère de récompense. Prenons un autre exemple. Votre enfant vous dit : « On pourra aller au parc, cette semaine ? » Vous lui répondez : « Bonne idée. Si nous en avons le temps, je te promets qu'on le fera. » Par la suite, dans un moment où il vous tiendra tête, vous pourrez lui dire : « Si tu coopères tout de suite, ça me laissera plus de temps libre, et je pourrai t'emmener au parc. » Même si vous aviez déjà prévu de l'emmener au parc, rien ne vous empêche d'en faire une récompense.

D'une manière générale, ce sont précisément les choses dont on prive ses enfants pour les punir qui pourront être offertes en guise de récompenses. Un parent qui voudrait priver son enfant de promenade pourra utiliser la perspective de cette activité comme un facteur de motivation. Au lieu de menacer en disant : « Si ni ne ranges pas ces jouets, je te les confisque », dites plutôt : « Si tu ranges ces jouets, je jouerai avec toi plus tard. » N'oubliez jamais que la plus belle récompense sera toujours le don de vous-mêmes. Dans la mesure du possible, veillez à formuler des promesses logiques, pertinentes et réalistes.